Neuropsychologue : 5 signes que vous avez besoin d’une supervision



Être neuropsychologue est un métier passionnant. On pourrait l’identifier à un métier d’enquêteur. Les patients, les familles exposent leur situation problème, ce qui impacte leur quotidien, elles formulent leurs besoins et leurs attentes.


À partir de l’anamnèse, des données du quotidien, du recueil d’informations, le neuropsychologue définit une stratégie, un plan d’action afin de répondre le mieux possible à la problématique.

Toutefois, il y a comme dans toute profession une face cachée c’est-à-dire les coulisses de cette intervention.



1 – Subir les demandes et ne pas oser dire non.


Comme beaucoup de professionnels de la santé, paramédicaux et thérapeutes, les psychologues et les neuropsychologues sont souvent submergés de demandes. Leur éthique, leur sens de l’empathie et leur volonté de bien faire peuvent régulièrement les pousser à en faire toujours plus. Au niveau professionnel, cet engrenage peut se révéler très préjudiciable avec une impression d’être totalement oppressé et une insatisfaction voire une culpabilité à ne pouvoir être plus efficace. Ceci peut à moyen terme entraîner des répercussions sur toutes les sphères de la vie, accentuer le niveau de stress et même conduire à l’épuisement professionnel. Être conscient de ses limites c’est aussi être conscient de ses possibilités : pouvoir baliser clairement son activité est un point essentiel pour garder son équilibre.



2 – Subir des temps de rédaction chronophages.


En neuropsychologie, l’analyse et la rédaction des données sont très importantes : ces deux tâches peuvent impacter le quotidien et répercuter de manière très négative sur la disponibilité psychique. En effet, on peut se sentir pressurisé par des délais de plus en plus difficiles à tenir, culpabiliser à l’idée de ne pouvoir les respecter et ne pas oser décaler certaines restitutions compte tenu des enjeux (orientation scolaire, mises en place d’aménagements pédagogiques, orientation, évaluations mnésiques). Travailler sous pression est extrêmement inconfortable et impacte directement l’efficacité – surtout, cela vient grignoter peu à peu la confiance en soi. Pouvoir s’organiser pour avoir un temps exclusivement dédié à la rédaction, temps qui tient compte à la fois des contingences pratiques mais également de son propre rythme de travail est indispensable pour exercer sa profession sereinement.



3 – Difficultés, inconfort face à l’annonce des hypothèses diagnostiques.


Il peut parfois être très compliqué de se sentir légitime pour poser des hypothèses diagnostiques tant les troubles, et en particulier les troubles neurodéveloppementaux, peuvent être complexes. Les identifier est une chose, les exposer aux familles se révèle parfois très compliqués à gérer. En effet, à partir de ces éléments c’est tout un avenir qui peut se trouver bouleverser. Chaque patient, chaque famille se trouve à un moment différent sur le chemin de l’acceptation des troubles. Prendre en compte cet élément nécessite expérience et recul. Échanger avec des collègues ne se révèlent parfois pas suffisant et il est souvent très important d’être pleinement accompagné pour gérer ces RDV particuliers.



4 – Se sentir isolé dans sa pratique.


Le travail en institution permet parfois de pouvoir échanger sur sa pratique avec d’autres collègues ou en équipe pluridisciplinaire – être en libéral, c’est se retrouver assez isolé et seul face à certaines situations complexes et sur lesquelles il est primordial de pouvoir échanger afin de prendre du recul. « Se prendre la tête » sur des conclusions arrive à chacun d’entre nous, pouvoir échanger et en parler permet de mettre en perspective des éléments que nous avions peut-être minimisés. Le fait de discuter, de confronter des expériences cliniques différentes, de transmettre un recul sur différents « cas pratiques » peut également être un bon vecteur d’élaboration et de maturation pour certaines hypothèses diagnostiques.



5 – Ne pas se sentir à la hauteur / pas à l’aise avec les tarifs.


Le tarif des bilans en neuropsychologie peut apparaître élevé mais il est important de le remettre en perspective avec les heures de travail qu’il engendre. En effet, ce tarif comprend non seulement les temps de passation mais également les heures d’analyse et de rédaction, les temps d’échange avec les différents professionnels travaillant déjà avec le patient ainsi que la restitution. Il est important de se sentir à l’aise avec le tarif appliqué car devant l’investissement en temps et en énergie, il n’est pas « tenable » de sentir que l’on travaille pour trop peu de rémunération. Exercer un métier en lien avec l’humain peut parfois s’apparenter à un don de soi – il est important de savoir reconnaître ses compétences et assumer le fait que son travail mérite d’être rémunéré à sa juste valeur : c’est une question d’équilibre non seulement financier mais également psychique.

Pour vous faire superviser et accompagner par une professionnelle qui comprend votre posture et vos problématiques, je vous propose d'échanger lors d'un appel de 30 minutes offert. L'objectif est de cibler au mieux vos problématiques et vos attentes concernant la supervision, afin de vous accompagner au plus juste de vos besoins.


Vous pouvez me contacter par mail à cette adresse : catherinebellonpsy@gmail.com